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Référencement Shopify : les réglages qui comptent, dans l'ordre

27 septembre 2026·26 min de lecture

Le référencement Shopify tient, pour l'essentiel, dans une courte liste de réglages qui existent déjà dans votre interface administrateur, et dans les mots que vous y mettez. Shopify génère le sitemap, le fichier robots.txt et les balises canoniques à votre place ; ce qu'il ne peut pas faire, c'est choisir les mots que tapent vos clients, écrire vos descriptions ou relier vos pages entre elles. Cette page reprend les réglages dans l'ordre qui rapporte quand vous tenez la boutique vous-même, avec la Google Search Console pas à pas, des exemples de méta-description par type de page, et une checklist à cocher en fin de page.

En bref

  • Shopify génère seul le sitemap.xml, le robots.txt, les balises canoniques et les données structurées du thème : vous n'y touchez pas (Aperçu du référencement naturel, Centre d'aide Shopify, lu le 27/09/2026).
  • Votre travail tient dans les quatre mêmes champs sur chaque page : titre de page, méta-description, identifiant d'URL et texte alternatif des images, plus le texte de vos collections et de vos produits.
  • La Google Search Console passe en premier : validation par la balise HTML dans theme.liquid, envoi du sitemap.xml, puis trois chiffres à lire dans cet ordre : pages indexées, requêtes, clics.
  • Shopify limite le champ titre à 70 caractères et conseille 60, et recommande 160 caractères pour la description ; Google ne fixe aucune limite et coupe le texte à la largeur de l'écran.
  • Aucune agence ne raccourcit les trois facteurs que Shopify lui-même dit lents : les liens depuis d'autres sites, l'autorité, l'âge du domaine. Tout ce qui est sur cette page se fait en une après-midi dans l'admin.

Sommaire

SEO Shopify : ce que la plateforme fait déjà pour vous

La documentation de Shopify liste ce que chaque boutique reçoit sans toucher un réglage : un fichier sitemap.xml et un fichier robots.txt générés automatiquement, des balises canoniques posées sur les pages pour tenir les doublons hors des résultats, des balises titre qui incluent le nom de la boutique, et des données structurées écrites dans le thème, de sorte que les fiches produit portent prix, disponibilité et avis dans un format que Google lit (source : Aperçu du référencement naturel et Rechercher et envoyer votre sitemap, Centre d'aide Shopify, lus le 27/09/2026, complétés par leur version anglaise SEO overview). Si vous avez installé une application pour « ajouter » l'un de ces éléments, vérifiez qu'elle ne fait pas le travail deux fois.

La même page liste ce qui fait monter une boutique, et trois des quatre facteurs vous échappent cette semaine : les liens naturels depuis d'autres sites, l'autorité du site, l'âge de votre nom de domaine. Le quatrième, une structure et un contenu écrits pour la recherche, est le seul levier que Shopify dit accessible à une boutique qui débute. C'est lui que les étapes ci-dessous couvrent.

Côté Google, même constat : le guide e-commerce de Google précise que sur une plateforme, le travail sur les adresses des pages a très probablement déjà été fait pour vous, et que ce qui reste au lancement est de valider la propriété du site, de demander l'indexation et de la suivre (Bonnes pratiques pour les sites d'e-commerce, Lancer un nouveau site Web d'e-commerce et, en anglais, Designing a URL structure for ecommerce sites, Google Search Central, versions françaises mises à jour le 18/12/2025, lues le 27/09/2026). D'où l'ordre : la première chose à ouvrir n'est pas le thème, c'est la Search Console. Le guide complet du SEO d'une boutique en ligne, page par page couvre la partie qui n'est pas propre à Shopify ; ici, on reste dans l'admin.

Google Search Console sur Shopify : valider, envoyer le sitemap, lire les trois chiffres qui comptent

La Search Console est gratuite, et vous n'en avez pas besoin pour apparaître dans Google. Vous en avez besoin pour savoir si Google lit votre boutique et ce qu'il en fait : quelles pages sont indexées, quelles recherches affichent votre boutique, et à quelle fréquence on clique (À propos de la Search Console, aide Google, lu le 27/09/2026). Le guide de lancement de Google la met à l'étape un pour un site neuf : valider la propriété, demander l'indexation (l'outil d'inspection d'URL pour quelques pages, un sitemap pour beaucoup), puis suivre le résultat dans le rapport sur l'indexation des pages.

Valider la boutique avec la balise HTML

Les étapes de Shopify, tirées de Rechercher et envoyer votre sitemap (lu le 27/09/2026) :

  1. Désactivez le mode privé. Google ne peut ni valider ni lire une boutique protégée par mot de passe. Si vous n'êtes pas prêt à lancer, désactivez-le le temps de la validation et remettez-le ensuite.
  2. Dans la Search Console, ouvrez le menu, cliquez sur Ajouter une propriété, choisissez Préfixe de l'URL et saisissez votre domaine avec https://. Cliquez sur Continuer.
  3. Dans la fenêtre Valider la propriété, choisissez Balise HTML et copiez la balise entière, chevrons compris.
  4. Dans votre interface Shopify, allez dans Boutique en ligne, ouvrez le menu d'actions de votre thème, cliquez sur Modifier le code, puis ouvrez theme.liquid dans la section Mise en page.
  5. Collez la balise sur une ligne vide juste sous la balise <head> ouvrante. Enregistrez.
  6. De retour dans la Search Console, cliquez sur Valider. Shopify précise que la validation n'est pas toujours immédiate : en cas de message d'erreur, patientez 15 minutes et cliquez à nouveau.

Si vous utilisez des domaines internationaux (forfait Basic ou supérieur), répétez la validation pour chaque domaine, une balise par ligne dans le même fichier. Shopify mentionne aussi la validation par enregistrement TXT ; la balise HTML est celle qui ne demande aucun accès à votre registrar.

Envoyer le sitemap.xml

Toute boutique Shopify a son sitemap à la racine du domaine, à l'adresse exemple.com/sitemap.xml. Ce fichier renvoie vers des sitemaps distincts pour les produits, les collections, les blogs et les pages, et il se met à jour seul quand vous ajoutez un produit, une collection, une image ou un article. Dans la Search Console : Indexation, puis Sitemaps, puis saisissez sitemap.xml dans le champ Ajouter un sitemap et cliquez sur Soumettre. Avec plusieurs domaines, envoyez un sitemap par domaine ; si vous possédez plusieurs domaines sans les utiliser pour la vente internationale, redirigez-les tous vers le domaine principal. Si vous vendez en plusieurs langues, elles sont ajoutées au sitemap sans rien faire de votre côté.

La note de Google sur les sitemaps vous concerne mot pour mot : un sitemap aide la découverte d'un site neuf qui a peu de liens entrants, et il ne garantit ni l'exploration ni l'indexation (Learn about sitemaps, Google Search Central, en anglais, lu le 27/09/2026). La page de Shopify dit la même chose : le processus prend du temps, et Google n'en garantit pas la durée.

Les trois chiffres, dans l'ordre où les lire

  1. Les pages indexées (Indexation, puis Pages). Tant que rien d'autre n'existe, c'est le seul chiffre. Une page indexée peut apparaître dans les résultats ; les autres non. Une page signalée « indexée, mais bloquée par le fichier robots.txt » est normale sur Shopify : la plateforme bloque exprès le panier, le paiement et la recherche interne, et indique qu'aucune action n'est nécessaire (Editing robots.txt.liquid, Centre d'aide Shopify, en anglais, lu le 27/09/2026).
  2. Les requêtes (Performances, puis Requêtes). La liste des recherches qui ont affiché votre boutique. Lisez-la comme un contrôle de l'étape 1 ci-dessous : si les requêtes sont votre nom de marque et rien d'autre, vos pages ne portent pas encore les mots que tapent les acheteurs.
  3. Les clics (Performances). Le chiffre qui rapporte. Les impressions comptent les fois où une page a été affichée ; les clics disent que quelqu'un la voulait. Pilotez aux clics, comparez les mêmes jours de semaine entre eux, et laissez quatre semaines à tout changement avant de le juger.

Ce site est un exemple en direct de ce que donnent ces chiffres sur un domaine jeune. Au relevé du 27/09/2026, ecomrank.ai comptait 24 articles dans son sitemap après un élagage fait le jour même, 17 des 36 URL connues de Google étaient indexées, et 0 clic était venu de Google en 28 jours. Indexée ne veut pas dire visitée, et un sitemap envoyé ne veut pas dire une page lue. Combien de temps avant d'être visible sur Google donne le calendrier réaliste.

Étape 1 : les mots que tapent vos clients

L'aide de Shopify définit les mots-clés comme il faut les prendre : les mots que les gens saisissent dans un moteur de recherche. Elle nomme les quatre endroits où ils vont sur une page Shopify : les titres de page, les méta-descriptions, les balises ALT et le contenu du corps de la page (Ajout de mots-clés pour le référencement naturel à votre boutique Shopify, Centre d'aide Shopify, lu le 27/09/2026). Ses deux règles sont celles qui comptent pour une petite boutique : privilégier les termes propres à vos produits, et se souvenir que plus un terme est recherché, plus vous avez de concurrents dessus. L'exemple de Shopify est une boutique de savon fait main qui veut apparaître sur « savon naturel fait main » : c'est une page que vous pouvez gagner, « savon » non.

Trouvez ces mots avant de toucher un seul champ, sinon vous remplirez soixante pages avec votre propre vocabulaire et vous reviendrez les refaire. La méthode sans outil payant est dans les mots que tapent vos clients : la recherche interne de votre boutique, les questions de votre boîte de SAV, et les suggestions de Google pendant que vous tapez. Notez un terme principal par produit et un par collection dans un tableur, à côté de l'identifiant de la page. Ce tableau est votre ordre de travail pour les étapes suivantes.

Étape 2 : titre de page et méta-description, page par page

Sur chaque produit, collection, article de blog et page, les champs sont en bas de l'éditeur, dans la section Aperçu de la fiche sur les moteurs de recherche : cliquez sur Modifier le référencement naturel du site web, remplissez Titre de la page et Description, enregistrez. Pour la page d'accueil, les champs sont dans Boutique en ligne, puis Préférences (Ajout de mots-clés pour le référencement naturel, lu le 27/09/2026).

Les limites de Shopify, sur la même page : le champ titre accepte jusqu'à 70 caractères, et Shopify conseille de ne pas dépasser 60 pour éviter la coupe dans les résultats ; pour la description, il recommande 160 caractères. Ses conseils pour le titre : unique et descriptif, le terme principal au début, facile à comprendre. Les thèmes Shopify ajoutent d'eux-mêmes le nom de la boutique à la balise titre : ne le retapez pas.

Côté Google, c'est plus souple que les champs de Shopify ne le laissent penser. Aucune limite de longueur pour le titre, le lien-titre est simplement tronqué à la largeur de l'appareil, et Google peut construire le titre qu'il affiche à partir d'autres sources : le titre visible de la page, les sous-titres, le texte des liens qui pointent vers la page (Influencing your title links in search results, Google Search Central, en anglais, lu le 27/09/2026). Conséquence pratique : faites dire la même chose au titre du produit sur la page et au champ Titre de la page, pour que Google n'ait aucune raison de choisir autre chose. Les défauts que Google nomme sur cette page sont ceux des boutiques Shopify par défaut : le même texte passe-partout sur toutes les pages, et des titres à moitié vides, réduits au nom de la boutique.

Pour la description, Google écrit : « Il n'y a pas de limite à la longueur des meta descriptions » (Contrôler vos extraits dans les résultats de recherche, Google Search Central, page mise à jour le 22/04/2026, lue le 27/09/2026). Il précise aussi qu'il construit l'extrait d'abord à partir du contenu de la page, et n'utilise votre description que lorsqu'elle décrit mieux la page. La description n'est donc pas un champ de classement : c'est votre argument dans les résultats, et le texte de la page en dessous doit tenir la promesse.

Méta-description Shopify : des exemples par type de page

Les consignes de Google sur les descriptions, sur la même page : une description distincte par page (des descriptions identiques sur tout un site n'aident pas), pas de liste de mots-clés (moins de chances d'être affichée), et, sur une fiche produit, regrouper les informations utiles éparpillées sur la page. Dans Shopify, l'aperçu se met à jour pendant que vous tapez : vous voyez la coupe avant d'enregistrer.

Voici dix descriptions écrites pour le genre de boutique dont parle ce blog, une par type de page, chacune sous 160 caractères. Remplacez les produits par les vôtres ; gardez la structure : ce que c'est, pour qui, un détail concret, une raison de cliquer.

  • Page d'accueil (atelier de céramique) : « Tasses, bols et assiettes en grès, tournés et émaillés dans notre atelier. Petites séries, compatibles lave-vaisselle, emballées à la main avant l'envoi. »
  • Collection (tasses pour café filtre) : « Tasses en grès pour le café filtre : bord large, paroi épaisse qui garde la chaleur, intérieur émaillé. Tournées à la main, aucune n'est identique. »
  • Fiche produit (tasse) : « Tasse en grès pour café filtre, tournée à la main : une pleine extraction, le café reste chaud, passe au lave-vaisselle. Émail au choix. »
  • Fiche produit (savon) : « Savon à l'huile d'olive saponifié à froid pour peaux sensibles, sans parfum, séché plusieurs semaines avant l'envoi. Petites séries, emballage sans plastique. »
  • Fiche produit (café en grains) : « Café en grains torréfié chez nous, profil doux pour le filtre, notes de fruits secs. Mouture au choix, sachet refermable, envoyé la semaine de la torréfaction. »
  • Collection (coffrets cadeaux) : « Coffrets cadeaux en grès fait main, prêts à offrir : duo tasse et soucoupe, paire d'expresso, trio de bols. Ajoutez un mot manuscrit au moment de la commande. »
  • Collection (linge de table) : « Serviettes en lin lavé, vendues par lot, plus douces à chaque lavage. Prélavées et ourlées dans notre atelier, conseils d'entretien sur chaque fiche. »
  • Article de blog : « Quelle tasse pour le café filtre : ce que la forme change pour la température et le goût, testé avec notre grès, et quelle taille choisir pour votre dripper. »
  • Page À propos : « Deux céramistes, une ancienne grange, de la vaisselle en grès : comment nous tournons, émaillons et cuisons chaque pièce, et pourquoi aucune n'est identique. »
  • Page Livraison et questions : « Délais de livraison, emballage, retours et entretien du grès fait main : ce qu'il faut savoir avant de commander, répondu par ceux qui fabriquent les pièces. »

Ce qu'elles ont en commun : aucun chiffre qu'il faudrait tenir à jour, aucun adjectif à la place d'un fait, et les mots qu'un acheteur taperait placés dans la première moitié, là où tombe la coupe sur un téléphone. Quand une page porte un prix, une taille ou un délai de livraison, la description est l'endroit où les regrouper, comme Google le suggère ; quand elle n'en porte pas, ne les inventez pas pour l'extrait.

Étape 3 : les adresses des pages et les redirections

Shopify fixe le début de chaque adresse : les produits sont sous /products/, les collections sous /collections/, et ces préfixes ne se changent ni ne se redirigent (Creating and managing URL redirects, Centre d'aide Shopify, en anglais, lu le 27/09/2026). Ce que vous contrôlez, c'est l'identifiant, la fin de l'adresse, réglé dans la même section Modifier le référencement naturel que le titre. L'exemple que donne Shopify d'un bon identifiant est /collections/organic-skincare : des mots descriptifs, séparés par des tirets. Le guide e-commerce de Google recommande la même chose et donne en contre-exemple une adresse de produit qui se termine par un simple numéro.

Fixez l'identifiant avant que la page ait gagné sa place. Si vous le changez ensuite, l'ancienne adresse renvoie une erreur 404, et tout lien qui pointait vers elle, depuis Google ou depuis un autre site, meurt avec elle. Shopify permet de réparer avec une redirection d'URL : dans l'admin, Contenu, puis Menus, puis le bouton des redirections d'URL, puis une nouvelle redirection avec l'ancienne adresse dans le premier champ et la nouvelle dans le second (la marche à suivre détaillée est sur la page citée ci-dessus). Les redirections fonctionnent immédiatement et seulement depuis des adresses qui ne chargent plus de page. Les navigateurs et les moteurs les gardent en mémoire : ne comptez pas en annuler une.

Un détail de plus, tiré de la même documentation : les adresses de collections filtrées (celles qui contiennent un signe plus) sont bloquées à l'exploration par le robots.txt par défaut, donc les filtres ne vous créent jamais de pages en double.

Étape 4 : les images et le texte alternatif

Les moteurs ne lisent pas une photo ; ils lisent le texte qui lui est attaché. Shopify permet de poser un texte alternatif sur une image de produit, sur l'image principale d'une collection et sur celle d'un article de blog : Produits, ouvrez le produit, cliquez sur l'image, cliquez sur le bouton d'ajout du texte alternatif, écrivez, enregistrez (section « Définir le texte alternatif des images » de Ajout de mots-clés pour le référencement naturel, et Adding alt text to media, en anglais, lus le 27/09/2026). Le champ accepte jusqu'à 512 caractères et Shopify en recommande 125 au plus.

Écrivez ce que l'image montre, avec les mots de la page où elle se trouve : « tasse en grès fait main, émail blanc moucheté » plutôt que « image 1 ». La page de Shopify sur les mots-clés dit la même chose : décrire ce qui est affiché, pas ce que vous voulez qu'on en pense. Nommez les fichiers de la même façon avant de les envoyer, puisque Shopify demande que les adresses et les noms de fichiers correspondent au contenu.

Étape 5 : les collections et la structure du site

Shopify décrit la structure qu'il attend : la page d'accueil en haut, les collections en dessous, les produits tout en bas, avec des liens internes entre les pages qui vont ensemble, son exemple étant un manteau d'hiver qui renvoie vers une collection d'accessoires d'hiver (SEO overview, Centre d'aide Shopify, en anglais, lu le 27/09/2026). Les guides e-commerce de Google consacrent une page à la même idée : aider Google à comprendre quelles pages comptent le plus par la façon dont vous les reliez.

En pratique, les collections sont les pages qui captent les recherches qu'une seule fiche produit ne peut pas gagner : « tasses café filtre », « serviettes en lin », « coffrets cadeaux ». Chaque collection a un champ de description et sa propre section Modifier le référencement naturel : donnez-lui un titre bâti sur le terme de la collection, une description qui dit ce qu'elle contient et pour qui, et au moins un paragraphe de texte à vous. Pourquoi la page catégorie est le levier le plus négligé d'une petite boutique, et quoi y écrire, est dans vos pages catégories, le levier le plus négligé.

Étape 6 : le blog intégré à Shopify

Votre boutique est livrée avec un moteur de blog, et Shopify le présente comme un moyen d'améliorer sa visibilité dans les moteurs et d'amener du trafic et des ventes (Blogs, Centre d'aide Shopify, lu le 27/09/2026). Chaque article reçoit les mêmes champs de référencement et une image principale avec son texte alternatif, et les articles entrent dans le sitemap automatiquement.

À quoi sert le blog, dans une boutique : capter les questions que les gens tapent avant de savoir quel produit ils veulent, et les conduire jusqu'à la fiche. Quels sujets choisir et à quel rythme publier est dans pourquoi un blog fait vendre une boutique en ligne ; les trois raisons pour lesquelles un blog de boutique ne reçoit aucune visite sont dans pourquoi mon blog ne reçoit aucune visite. Chaque article renvoie vers une fiche produit, et cette fiche est préparée comme dans référencer une fiche produit sur Google.

Ce qu'il faut laisser tranquille : robots.txt, pages masquées, données structurées

Trois choses que Shopify gère, et auxquelles un marchand a intérêt à ne pas toucher :

  • Le robots.txt. Chaque boutique a un fichier par défaut que Shopify qualifie d'optimal pour le référencement. Il bloque l'admin, le panier, le paiement, les résultats de recherche interne, les pages de collections filtrées et les pages de politiques, pour que les robots passent leur temps sur les pages qui vendent. Shopify dit de ne le modifier qu'avec un partenaire Shopify ou une vraie expertise, et déconseille fortement d'y coller des règles en texte brut (Editing robots.txt.liquid, en anglais, lu le 27/09/2026). La même page précise que bloquer les robots des IA à cet endroit ne change rien à ce que Shopify Catalog envoie aux vitrines agentiques comme ChatGPT ; comment celles-ci choisissent les produits est expliqué dans ChatGPT Shopping : comment il choisit les produits.
  • Masquer une page. Pour garder une page ou un produit hors de Google tout en le laissant en ligne, ne modifiez pas le thème : passez le produit en statut non répertorié, ou ajoutez le métachamp seo.hidden avec la valeur 1 sur la page, l'article ou le produit (Hiding a page from search engines, en anglais, lu le 27/09/2026). Les deux retirent la page du sitemap et des moteurs.
  • Les données structurées. Le thème les écrit déjà, et la liste de Google des types qui comptent pour une boutique commence par Product, BreadcrumbList, Organization et Review, avec LocalBusiness si vous avez aussi un magasin physique (Include structured data relevant to ecommerce, en anglais, lu le 27/09/2026). Google précise aussi que sur une plateforme, une extension est plus simple qu'un balisage écrit à la main. Votre travail, c'est que la page visible et le balisage disent la même chose : un prix dans une image, ou un guide des tailles enregistré en photo, sont invisibles pour les deux.

Améliorer le référencement Shopify une fois les réglages faits

La dernière étape de base de Shopify, après les mots-clés, les champs, les adresses et la Search Console, c'est le contenu : créer du contenu en rapport avec vos produits et obtenir des liens depuis d'autres sites (SEO overview, en anglais, lu le 27/09/2026). Une fois les champs remplis, c'est là que restent les gains, et ils sont plus lents.

  • Des descriptions à vous. Une description fournisseur existe sur cent autres boutiques, et Google n'a aucune raison de choisir la vôtre. Réécrivez d'abord les produits qui vous rapportent le plus, avec la méthode de écrire une description produit qui vend.
  • Du texte sur les collections. Une collection avec un titre et une grille de produits ne dit rien à Google. Un paragraphe sur les personnes à qui les produits s'adressent, et sur la façon de choisir entre eux, oui.
  • Des avis, des vrais. Le guide e-commerce de Google consacre une page aux avis produits de qualité ; sur une petite boutique, les avis clients en sont l'équivalent le plus proche, et c'est du texte que vous n'écrivez pas vous-même.
  • Des articles qui répondent à une question que les acheteurs se posent avant d'acheter, chacun relié au produit qu'ils finissent par choisir.
  • Des liens depuis d'autres sites. Les fournisseurs qui listent leurs revendeurs, la presse locale, un annuaire d'artisans, le blog d'un partenaire. Shopify place les liens naturels en premier facteur de classement, et c'est le seul qui ne se règle pas dans l'admin.

Agence SEO Shopify : quand ça se justifie, et quand non

Dans le Keyword Planner de Google, au relevé du 27/09/2026, « agence seo shopify » affiche environ 720 recherches par mois, contre 110 pour « seo shopify » et 70 pour « référencement shopify ». Beaucoup de marchands cherchent quelqu'un pour faire le travail avant de chercher la méthode. Voici la version honnête.

Tout ce qui précède se fait dans l'admin, sans code, en une après-midi pour une boutique de quelques dizaines de produits. Une agence fera les mêmes réglages, dans les mêmes champs, parce qu'il n'y en a pas d'autres ; ce qu'elle apporte, c'est du temps que vous n'avez pas, et un second regard sur les mots que vous avez choisis. Ce qu'elle ne peut pas apporter, ce sont les trois facteurs que Shopify dit lents : les liens depuis d'autres sites, l'autorité, l'âge de votre domaine. Quiconque promet une position ou une date promet quelque chose que la documentation de Google sur les sitemaps et la page de Shopify sur le même sujet disent toutes deux non garanti.

Une agence commence à se justifier quand la taille du travail dépasse une après-midi : un catalogue de plusieurs centaines de produits sans descriptions, une migration depuis une autre plateforme avec des centaines d'adresses à rediriger, des domaines internationaux à valider et à soumettre un par un, ou une boutique qui a perdu son trafic et a besoin d'un diagnostic dans la Search Console. Si vous en engagez une, posez trois questions avant de signer : quels réglages elle va changer (la liste doit ressembler à la checklist ci-dessous), quels accès il lui faut (un compte collaborateur, jamais votre mot de passe), et quel chiffre elle va vous rapporter (les clics, dans une propriété Search Console qui vous appartient).

Ecomrank n'est pas une agence et ne gère pas vos réglages. Il écrit et publie les articles de l'étape 6, autour de votre catalogue, et les relie à vos fiches produit ; les réglages de cette page restent les vôtres.

La checklist référencement Shopify

Une fois, à la mise en place :

  1. Mode privé désactivé, puis boutique validée dans la Google Search Console avec la balise HTML dans theme.liquid.
  2. sitemap.xml envoyé dans la Search Console, un par domaine.
  3. Domaines secondaires redirigés vers le domaine principal.
  4. Titre et description de la page d'accueil remplis dans Boutique en ligne, puis Préférences.
  5. Un terme principal par collection et par produit, noté dans un tableau à côté de l'identifiant de la page.
  6. robots.txt.liquid, balises canoniques et données structurées laissés tels que Shopify les règle.

Sur chaque page (produit, collection, article, page) :

  1. Un titre de page avec les mots de l'acheteur au début, sous 60 caractères, sans le nom de la boutique.
  2. Une description distincte sous 160 caractères, avec un détail concret tiré de la page.
  3. Un identifiant fait de mots descriptifs, fixé avant publication, et une redirection créée s'il change ensuite.
  4. Un texte alternatif sur chaque image, qui décrit ce qu'elle montre, sous 125 caractères.
  5. Un paragraphe de texte à vous : la description sur un produit, l'introduction sur une collection.
  6. Au moins un lien interne entrant et un sortant : un produit relié depuis sa collection et depuis un article.

Chaque mois :

  1. Rapport des pages lu : le nombre de pages indexées, et les motifs donnés pour celles qui ne le sont pas.
  2. Rapport des requêtes lu : les recherches sont-elles les mots que vous avez choisis au point 5 ?
  3. Clics comparés aux mêmes jours de semaine, quatre semaines plus tôt.

Les erreurs qui coûtent

  • Laisser la page de mot de passe active en attendant Google. Une boutique en mode privé ne peut être ni validée ni lue ; Shopify le dit sur la page du sitemap.
  • Changer l'identifiant d'une page qui se classe déjà, sans redirection. L'ancienne adresse meurt et la position avec elle.
  • Une description pour tous les produits, ou le champ laissé vide. Google construit alors l'extrait avec le texte qu'il trouve sur la page, et sur une description fournisseur, c'est le même extrait que sur toutes les autres boutiques qui vendent l'article.
  • Un titre qui aligne des termes. « Tasse, tasse à café, tasse en grès, tasse céramique » est ce que la documentation de Google sur les titres appelle du bourrage de mots-clés, et ça paraît douteux à l'acheteur en premier.
  • Coller des règles en texte brut dans robots.txt.liquid. Shopify le déconseille fortement : les règles se périment et la plateforme ne peut plus mettre le fichier à jour.
  • Piloter aux impressions. Les impressions comptent les fois où une page a été affichée ; seuls les clics disent que la page était voulue.
  • Envoyer le sitemap du domaine myshopify.com au lieu de celui de votre domaine, ou garder deux domaines en ligne qui ne redirigent pas l'un vers l'autre.

Par où commencer cette semaine

Ouvrez la Search Console avant l'admin : validez, envoyez le sitemap, et notez le nombre de pages indexées du jour. Puis prenez les cinq produits qui vous rapportent le plus et leurs collections, et passez les points 7 à 12 de la checklist sur chacun d'eux, dans l'ordre. Comptez une heure pour la première page et moins pour les suivantes. La semaine prochaine, cinq de plus.

Reste l'étape 6, le blog, qui est la partie qui ne s'arrête jamais : trouver les questions que tapent les acheteurs, écrire les articles, les publier et relier chacun à la bonne fiche produit. C'est exactement ce que fait Ecomrank pour les boutiques Shopify et WooCommerce : il connecte votre boutique, importe votre catalogue, écrit des articles autour de ce catalogue, les publie sur le blog de votre boutique et les relie à vos fiches produit. L'essai est gratuit pendant 7 jours, une carte est demandée pour le démarrer, et vous pouvez annuler à tout moment.

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